🔼 Renverser le triangle de l’inaction ? 🔽
🌵Chaque semaine, Les bons réflexes climatiques, sans bla-bla.
👉 Et si vous cactusiez votre entreprises (via Slack ou Teams) ?
Dans notre enquête il y a quelques semaines, nous avons posé la question suivante :
“Selon vous, qui doit agir en priorité pour réduire les émissions de CO₂e ?”
Vous avez répondu :
🇫🇷 À 59% les États
🏢 19% les entreprises
👥 22% les citoyens
La question forçait volontairement un choix entre acteurs, alors que la réalité est évidemment plus systémique.
Et dans les réponses libres, l’idée que “les efforts individuels semblent dérisoires tant que les autres acteurs ne bougent pas” est revenue plusieurs fois.
🔼 On retrouve typiquement le “triangle de l’inaction”, dont vous avez peut-être déjà entendu parler.
👥 Les citoyens attendent que les États imposent des règles qui s’appliquent à tous et que les entreprises produisent de manière plus durable.
🏢 Les entreprises attendent que les États fixent les règles, pour ne pas changer avant leurs concurrents et perdre des parts de marché et affirment qu’elles adaptent leur offre à la demande des consommateurs.
🇫🇷 Les politiques affirment que leurs décisions dépendent des choix électoraux et de l’innovation des entreprises et craignent de prendre des mesures impopulaires ou qui fragiliseraient la compétitivité nationale
Bref, chacun attend que l’autre commence à changer.
Et rien ne bouge vraiment…
✊ Pourtant, les consommateurs ont déjà transformé certains marchés.
La seconde main en est un exemple :
Il y a 10 ans : c’était un marché marginal
Aujourd’hui : ~7 Md€ en France, ~64 Md$ dans le monde et une croissance estimée autour de 15% par an selon les segments.
Ce développement ne vient pas de la réglementation, mais d’une évolution des usages (et des acteurs comme Vinted ou Backmarket qui l’ont facilitée).
Sous l’effet de la demande, certaines grandes marques ont même intégré des offres de revente.
Alors la question n’est peut-être pas de savoir quel acteur devrait bouger en premier, mais plutôt :
🔽 À quoi ressemblerait le triangle de l’action ?
À des citoyens qui font évoluer leurs usages
Des entreprises qui adaptent leur offre
Et des États qui créent des cadres plus favorables
Évidemment, l’action individuelle ne change pas tout à elle seule.
Mais lorsque ces évolutions deviennent massives et convergentes, elles contribuent à faire évoluer les marchés.
Et parfois, les lois elles-mêmes.



